vidéosurveillance dans la rue
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vidéosurveillance dans la rue
c'est dans les tuyaux depuis un moment ... ça suintait, ça bavait ... et ben c fait ... reste un tout petit pas à franchir pour que la "reconnaissance faciale" soit acceptée, soit dans les mœurs ... légalisée ... tout azimut ... que ça passe inaperçu dans le paysage. Pendant les JO, et après ... et surtout, le reste, après. Décret publié au Journal Officiel jeudi, apparemment.
Un article ds la presse parisienne, un autre, parmi d'autres, sur ZDNet (sait pas ce que c'est que ce truc ...) ... La porte est ouverte, enfoncée, défoncée ...
Cheese ...
Un article ds la presse parisienne, un autre, parmi d'autres, sur ZDNet (sait pas ce que c'est que ce truc ...) ... La porte est ouverte, enfoncée, défoncée ...
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erwann- Messages : 93
Date d'inscription : 12/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
Et cela se précise ... et ça presse ... on va bientôt avoir les lobbies de la 5G nous revenir sur le dos parce qu'il faudra bien pouvoir gérer toute cette saloperie ... Notre ordre, votre fric, rompez !
https://reporterre.net/Les-Jeux-olympiques-ouvrent-la-voie-aux-technologies-securitaires?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne
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arkitektur and the blind- Messages : 83
Date d'inscription : 24/02/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
avec le discours "la france a peur" de Mohamed depuis quelques mois.. c'est sur que la population entière est terrorrisé et pensent que les caméras vont sauver la ville !!
même la police dit dans le reportage France 5 que la vidéosurveillance n'empeche pas les agressions et ne les aide a résoudre que 1% des délits.
En plus, sur l'île, le maire a annoncé la pose de 10 caméra....
donc bon.. les agressions vont juste se déplacer hors champ. c'est vraiment uen grosse blague électoraliste ou de passe droit.
si on admet que les caméras tiennent le coup, parce que c'est pas monté sur un toit ou sier un poteau qui effraye l'ile st denis.
je suis curieux du budget vidéosurveillance sur l'île :
Ca fait combien de salaires annuels d'éducateurs de rue ?
et puis déjà le maire s'il acceptait que la police fasse son taff, si Mohamed balançait toutes ses connaissances qui touchent au trafic de stup... en fait, si Mohamed participait à la tranquillité publique... mais "il a peur"... on devient pas maire d'une ville tenue par la drogue pour se lamenter publiquement et se coucher devant les trafiquants
suis véner !
quel sabotage de notre île
même la police dit dans le reportage France 5 que la vidéosurveillance n'empeche pas les agressions et ne les aide a résoudre que 1% des délits.
En plus, sur l'île, le maire a annoncé la pose de 10 caméra....
donc bon.. les agressions vont juste se déplacer hors champ. c'est vraiment uen grosse blague électoraliste ou de passe droit.
si on admet que les caméras tiennent le coup, parce que c'est pas monté sur un toit ou sier un poteau qui effraye l'ile st denis.
je suis curieux du budget vidéosurveillance sur l'île :
Ca fait combien de salaires annuels d'éducateurs de rue ?
et puis déjà le maire s'il acceptait que la police fasse son taff, si Mohamed balançait toutes ses connaissances qui touchent au trafic de stup... en fait, si Mohamed participait à la tranquillité publique... mais "il a peur"... on devient pas maire d'une ville tenue par la drogue pour se lamenter publiquement et se coucher devant les trafiquants
suis véner !
quel sabotage de notre île
Mouss- Messages : 359
Date d'inscription : 02/01/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
il faudra en effet s'assurer que les images seront visionnées directement par la police nationale de St Denis et non par la ville... au risque de traiter les vidéos de manières plutôt "subjectivement" et donc de voir continuer le trafic et la violence qui en découle parce que ... "c'est les potos", on a grandi ensemble, ils savent tout de moi.
(en supposant que la police nationale ne protège pas certains trafiquants)...
en même temps, les caméra c'est surtout pour rassurer les gens sur les cambriolages.

(en supposant que la police nationale ne protège pas certains trafiquants)...
en même temps, les caméra c'est surtout pour rassurer les gens sur les cambriolages.

Dernière édition par Admin le Mer 7 Avr - 16:19, édité 1 fois
Re: vidéosurveillance dans la rue
tiens tiens... un panneau (non conforme?... mais quelle blague ! ) et une nouvelle caméra de posée !! rue vandana Shiva.
Je vais encore m'en prendre plein la figure...


aucun arreté préfectoraux de trouvé depuis septembre 2020 concernant la pose de cette caméra et des ses acolytes de l'écoquartier.
L'écoquartier n'est pas soumis aux mêmes lois ?
https://www.seine-saint-denis.gouv.fr/layout/set/print/Demarches-administratives/Emploi-Entreprises#!/Particuliers/page/F2517

Je vais encore m'en prendre plein la figure...


aucun arreté préfectoraux de trouvé depuis septembre 2020 concernant la pose de cette caméra et des ses acolytes de l'écoquartier.
L'écoquartier n'est pas soumis aux mêmes lois ?
https://www.seine-saint-denis.gouv.fr/layout/set/print/Demarches-administratives/Emploi-Entreprises#!/Particuliers/page/F2517

K1000- Messages : 336
Date d'inscription : 08/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
https://www.youtube.com/watch?v=9D3czKCXcQo
Documentaire ARTE "tous surveillés" 2020
Des caméras de Nice à la répression chinoise des Ouïghours, cette enquête dresse le panorama mondial de l'obsession sécuritaire, avec un constat glaçant : le totalitarisme numérique est pour demain. Ce documentaire de Sylvain Louvet et Ludovic Gaillard a reçu le prix Albert Londres de l’audiovisuel 2020.
Aujourd'hui, plus de 500 millions de caméras sur la planète offrent aux autorités la capacité de nous surveiller, à peu près partout et à chaque instant. Sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, les grandes puissances se sont lancées dans une dangereuse course aux technologies de surveillance. Dorénavant, l'incroyable perfectionnement de l'intelligence artificielle valide l'idée d'un regard total. Aux États-Unis, les forces de police utilisent la reconnaissance faciale pour identifier les suspects. En Chine, les caméras peuvent repérer les criminels de dos, à leur simple démarche. En France, la police utilise des caméras intelligentes qui analysent les émotions et les comportements des passants. Marquée par l'attentat au camion du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts, et s'est produit en dépit des 2 000 caméras scrutant la ville, Nice se situe désormais à l'avant-garde de l'expérimentation. Le centre de supervision et les zones dédiées à la reconnaissance faciale sont les chevaux de bataille du maire Christian Estrosi, qui veut faire de sa ville une safe city. Comme un virus, l'idéologie du tout sécuritaire se répand à la mesure d'une révolution numérique à la puissance exponentielle. Va-t-elle transformer notre monde en une planète habitée par 7 milliards de suspects ? Quel niveau de surveillance nos libertés individuelles peuvent-elles endurer ?
Dictature 3.0
On le surnomme le "marché de la peur", estimé à 40 milliards de dollars par an. Colossaux, les enjeux de la surveillance intelligente aiguisent les appétits de sociétés prêtes à promouvoir le "modèle Big Brother" pour engranger les plus grands bénéfices. L'enquête internationale de Sylvain Louvet démonte les rouages de cette machine aux innombrables facettes et dévoile la relation incestueuse qui se noue entre les industriels et les pouvoirs publics. En Israël, elle souligne les liens entre l'armée, le Mossad et les start-up technologiques, soupçonnées de tester la reconnaissance faciale aux checkpoints. En France, elle met en lumière l'influence du secteur privé, dans les orientations choisies par le maire de Nice, Christian Estrosi. Aux États-Unis, l'enquête donne la parole à ceux qui dénoncent la faillibilité du logiciel de reconnaissance faciale d'Amazon couplé à un fichage biométrique généralisé. Le documentariste a également réussi à enquêter en Chine, pays où l'obsession sécuritaire est en passe de donner naissance à une nouvelle forme de régime : la dictature 3.0. Arrestations "préventives" arbitraires, mise en place d'un système de notation des citoyens, fichage ADN et persécution systématisée (allant jusqu'à l'apposition d'un QR code sur la porte des appartements) de la minorité musulmane des Ouïghours… L'arsenal de la répression connaît un degré de raffinement inédit dans l'histoire de l'humanité. Un camp du Goulag numérique : telle est la vision du futur dessinée par ce documentaire aussi percutant que glaçant.
Documentaire ARTE "tous surveillés" 2020
Des caméras de Nice à la répression chinoise des Ouïghours, cette enquête dresse le panorama mondial de l'obsession sécuritaire, avec un constat glaçant : le totalitarisme numérique est pour demain. Ce documentaire de Sylvain Louvet et Ludovic Gaillard a reçu le prix Albert Londres de l’audiovisuel 2020.
Aujourd'hui, plus de 500 millions de caméras sur la planète offrent aux autorités la capacité de nous surveiller, à peu près partout et à chaque instant. Sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, les grandes puissances se sont lancées dans une dangereuse course aux technologies de surveillance. Dorénavant, l'incroyable perfectionnement de l'intelligence artificielle valide l'idée d'un regard total. Aux États-Unis, les forces de police utilisent la reconnaissance faciale pour identifier les suspects. En Chine, les caméras peuvent repérer les criminels de dos, à leur simple démarche. En France, la police utilise des caméras intelligentes qui analysent les émotions et les comportements des passants. Marquée par l'attentat au camion du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts, et s'est produit en dépit des 2 000 caméras scrutant la ville, Nice se situe désormais à l'avant-garde de l'expérimentation. Le centre de supervision et les zones dédiées à la reconnaissance faciale sont les chevaux de bataille du maire Christian Estrosi, qui veut faire de sa ville une safe city. Comme un virus, l'idéologie du tout sécuritaire se répand à la mesure d'une révolution numérique à la puissance exponentielle. Va-t-elle transformer notre monde en une planète habitée par 7 milliards de suspects ? Quel niveau de surveillance nos libertés individuelles peuvent-elles endurer ?
Dictature 3.0
On le surnomme le "marché de la peur", estimé à 40 milliards de dollars par an. Colossaux, les enjeux de la surveillance intelligente aiguisent les appétits de sociétés prêtes à promouvoir le "modèle Big Brother" pour engranger les plus grands bénéfices. L'enquête internationale de Sylvain Louvet démonte les rouages de cette machine aux innombrables facettes et dévoile la relation incestueuse qui se noue entre les industriels et les pouvoirs publics. En Israël, elle souligne les liens entre l'armée, le Mossad et les start-up technologiques, soupçonnées de tester la reconnaissance faciale aux checkpoints. En France, elle met en lumière l'influence du secteur privé, dans les orientations choisies par le maire de Nice, Christian Estrosi. Aux États-Unis, l'enquête donne la parole à ceux qui dénoncent la faillibilité du logiciel de reconnaissance faciale d'Amazon couplé à un fichage biométrique généralisé. Le documentariste a également réussi à enquêter en Chine, pays où l'obsession sécuritaire est en passe de donner naissance à une nouvelle forme de régime : la dictature 3.0. Arrestations "préventives" arbitraires, mise en place d'un système de notation des citoyens, fichage ADN et persécution systématisée (allant jusqu'à l'apposition d'un QR code sur la porte des appartements) de la minorité musulmane des Ouïghours… L'arsenal de la répression connaît un degré de raffinement inédit dans l'histoire de l'humanité. Un camp du Goulag numérique : telle est la vision du futur dessinée par ce documentaire aussi percutant que glaçant.
K1000- Messages : 336
Date d'inscription : 08/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
https://9docu.org/regarder-et-telecharger-le-documentaire-fliquez-vous-les-uns-les-autres-gratuitement/
documentaire FRANCE 5 "FLIQUEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES" de Michel Henry et Olivier Lamour (Fr., 2020, 70 min)
La vidéosurveillance est devenue presque banale aujourd'hui et fait partie du quotidien des Français. Dans les rues, à l'entrée des agglomérations, et même à l'intérieur des smartphones, les caméras sont partout et le phénomène est global. La promesse d'une vie plus sûre et plus confortable a empêché une grande partie des Français de remettre en question ce système susceptible de supprimer les libertés individuelles et collectives. Alors que la vidéosurveillance, emblème des "smart cities" est censée protéger les citoyens, elle révèle surtout un nouvel aspect de la société qui est en train de se construire.
Partout en France, petites et grandes villes s’équipent de caméras pour mieux surveiller les citoyens ou les protéger, selon que l’on soit pour ou contre ce type d’installation. Grâce à de nombreuses séquences inédites, ce documentaire révèle comment cette surveillance s’impose sans véritable débat ni évaluation de son efficacité. Si, il y a vingt ans, l’installation de caméras faisait polémique, aujourd’hui rien de tel, les citoyens en redemandent. Le réalisateur a interrogé des installateurs, des gendarmes, des policiers municipaux, des élus, des sociologues, des citoyens concernés, ainsi que des voix critiques.
documentaire FRANCE 5 "FLIQUEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES" de Michel Henry et Olivier Lamour (Fr., 2020, 70 min)
La vidéosurveillance est devenue presque banale aujourd'hui et fait partie du quotidien des Français. Dans les rues, à l'entrée des agglomérations, et même à l'intérieur des smartphones, les caméras sont partout et le phénomène est global. La promesse d'une vie plus sûre et plus confortable a empêché une grande partie des Français de remettre en question ce système susceptible de supprimer les libertés individuelles et collectives. Alors que la vidéosurveillance, emblème des "smart cities" est censée protéger les citoyens, elle révèle surtout un nouvel aspect de la société qui est en train de se construire.
Partout en France, petites et grandes villes s’équipent de caméras pour mieux surveiller les citoyens ou les protéger, selon que l’on soit pour ou contre ce type d’installation. Grâce à de nombreuses séquences inédites, ce documentaire révèle comment cette surveillance s’impose sans véritable débat ni évaluation de son efficacité. Si, il y a vingt ans, l’installation de caméras faisait polémique, aujourd’hui rien de tel, les citoyens en redemandent. Le réalisateur a interrogé des installateurs, des gendarmes, des policiers municipaux, des élus, des sociologues, des citoyens concernés, ainsi que des voix critiques.
K1000- Messages : 336
Date d'inscription : 08/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
petit inventaire, non exhaustif, des spécimens installées sur l'Ile et susceptibles d’observer la voie publique ... je crois qu'il y en a aussi sur l'entre 2 rives et au mayflower 2 ... en plus des observations qu'admin a partagé sur l'EQF ... !! avec un solide argumentaire législatif ... on supposera donc que tout ce qui est installé respecte la loi ...
Et que penser de ces sonnettes avec caméras qui se rependent partout dans la rue ... et de ces halls de copros équipés de caméras, c'est très répandu apparemment ... les cams regardent jusqu'à où ?


Et que penser de ces sonnettes avec caméras qui se rependent partout dans la rue ... et de ces halls de copros équipés de caméras, c'est très répandu apparemment ... les cams regardent jusqu'à où ?


fathi- Messages : 58
Date d'inscription : 03/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
@Erwan. toutes vos photos sont des caméras en espace privés.
Après, il est vrai que certaines ont l'air de filmer l'espace public. Je ne sais pas auprès de qui s'assurer qu'il y a un cache sur la caméra pour l'empêcher de filmer la rue.
Est-ce que la Police ou la ville peut demander les images d'une caméra privée en cas d'enquêtes pour un truc dans la rue ? .. comment savoir.
Après, il est vrai que certaines ont l'air de filmer l'espace public. Je ne sais pas auprès de qui s'assurer qu'il y a un cache sur la caméra pour l'empêcher de filmer la rue.
Est-ce que la Police ou la ville peut demander les images d'une caméra privée en cas d'enquêtes pour un truc dans la rue ? .. comment savoir.
K1000- Messages : 336
Date d'inscription : 08/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
Il y rarement des caches, les dômes dans la rue ont leurs objectifs orientés sur des portes de garages, par exemple ... comme sur la centrale de mobilité. Ou rue Shiva. Qui regarde, est ce orientable en direct ?
Des connaissances ont récemment fait installer une caméra dans le hall de leur copro, suite à des vols. Elle est au fond du sas et fixe la rue à travers les vitrages ... Une des caméras du quai du Chatelier observe tout ce qui se passe dans la rue quand le portail est ouvert ...
Et si toutes ces caméras sont dûment enregistrées et légalement déclarées, alors la pref le sait, la police aussi donc, pour celles installées en extérieur au moins.
Cela ne devrait pas leur être trop difficile d'accéder aux images. C'est à creuser ...
Des connaissances ont récemment fait installer une caméra dans le hall de leur copro, suite à des vols. Elle est au fond du sas et fixe la rue à travers les vitrages ... Une des caméras du quai du Chatelier observe tout ce qui se passe dans la rue quand le portail est ouvert ...
Et si toutes ces caméras sont dûment enregistrées et légalement déclarées, alors la pref le sait, la police aussi donc, pour celles installées en extérieur au moins.
Cela ne devrait pas leur être trop difficile d'accéder aux images. C'est à creuser ...
erwann- Messages : 93
Date d'inscription : 12/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
ca sent bon le futur sur l'île...
A Millau, les militants verbalisés étaient bien fichés
26 avril 2021 Par Emmanuel Riondé
Le 4 mai, vingt personnes passeront au tribunal de police de Rodez à la suite de contestations d’amendes reçues après des manifestations post-confinement à Millau en mai 2020. Au cœur du dossier : le fichage politique et l’usage de la vidéosurveillance par la police.
Millau (Aveyron).– Non seulement les activistes de Millau sont de « l’ultra-gauche » mais en plus ils et elles ne se lavent pas les mains. La preuve par les caméras. Ces éléments font partie de l’ahurissant dossier de procédure des « amendés de Millau » dont vingt sont convoqués le 4 mai prochain devant le tribunal de police de Rodez.
L’histoire remonte à mai 2020. Le 12, au lendemain du déconfinement, dans la sous-préfecture de l’Aveyron, se tient une manifestation à l’appel de la convergence des luttes millavoise. « On sortait du confinement, on voulait critiquer la manière dont la pandémie était gérée et mettre l’accent sur les conséquences de l’affaiblissement de l’hôpital. On voulait aussi réfléchir au “monde d’après”, il y avait une envie de s’exprimer et de le faire en respectant les gestes barrières et avec le masque, pas obligatoire à l’époque… », résume Christian Roqueirol, paysan syndicaliste à la Confédération paysanne. Entre « 130 et 150 personnes » se retrouvent dans la rue ce jour-là.
Dix jours plus tard, rebelote, en déambulation dans le marché du vendredi. Cette fois, les contestataires se constituent en petits groupes distincts, avant de se retrouver à une quarantaine, sur la place du Mandarous. Ce 22 mai, comme pour le 12, les manifestations n’ont pas été déclarées mais aucun contact n’a lieu avec la police, présente, et aucune prise d’identité ni interpellation n’est réalisée.
Pourtant, à partir de début juin, et en ordre dispersé, environ quarante-cinq personnes vont recevoir des amendes liées à ces manifestations. Des amendes de 135 euros, de quatrième classe, c’est-à-dire d’une faible gravité, pour « rassemblement interdit sur la voie publique dans une circonscription territoriale où l’état d’urgence sanitaire est déclaré ». Certains (une vingtaine) préfèrent payer. D’autres contestent.
Un officier zélé du ministère public, estimant que « les infractions sont dûment caractérisées », choisit de ne pas donner suite à ces contestations. Une entrave à la procédure (normalement les contestations annulent les demandes jusqu’à un passage au tribunal) qui a entraîné des majorations. À ce jour, au moins cinq personnes ont déjà subi des saisies sur leur compte bancaire.
Manifestation pour les liberrtés à Millau le 13 mars 2021.
Millavois.com
C’est donc au bout d’un an, et après une requête en incident contentieux déposé le 8 février dernier par Julien Brel – l’un des avocats du groupe avec Benjamin Francos et Sébastien Delorge, du barreau de Toulouse –, que la première convocation au tribunal de police advient enfin pour vingt des « amendés de Millau ». Ces derniers, en vue de cette audience du 4 mai, ont pu prendre connaissance récemment du dossier de procédure, que Mediapart a aussi pu consulter.
Le procès-verbal établi le 13 mai détaille ce qui s’est passé la veille dans les rues de Millau entre 19 h 34 et 21 h 04. Un modèle de crise de panique hygiéniste administrative : à près de trente reprises, sur cinq petites pages, est mentionné tout ou partie du fait que « les gestes barrières ne sont pas respectés », que X et Y « ne se sont pas lavé les mains lors du passage de micro qui lui non plus n’a pas été désinfecté » ou qu’untel « tient dans ses mains non gantées le micro ». Bref, « plus aucune distanciation n’est tenue », s’effondre le scribe.
Mais le plus préoccupant est ailleurs, dans le PV dressé le soir même de la manifestation par le commandant de police. Le ton est donné dès la première page : il est fait état de « l’appel à manifester de l’ultra-gauche au niveau de place du Mandarous ». Suit une liste de trente personnes dont le pedigree politique, militant et activiste, est renseigné. Ainsi, vingt-cinq sont « connus de notre service pour être dans de nombreuses manifestations » note le commandant. Parmi ces derniers, neuf sont également connus pour « être sur la liste ALTERNATIVE ÉCOLOGIQUE ET ANTICAPITALISTE lors des élections municipales du 15 mars ». Une liste figurant intégralement en annexe d’un autre PV daté du 15 mai.
Bien plus qu’un simple copié-collé mécanique, le niveau de renseignement s’avère assez fin, jusqu’à estimer le degré d’implication dans le mouvement social de chacune et chacun : ainsi deux personnes sont-elles « connues de notre service pour être dans quelques manifestations » (à différencier donc de celles assistant à de « nombreuses » manifestations) ; une autre a « assisté à des réunions sur les incivilités dans notre ville » ; une autre est « venue à notre service pour voir son mari placé en garde à vue (suit la date précise de cette visite, quelques mois auparavant) ».
Sont retracés ainsi sans plus de précaution les fruits du travail de renseignement politique effectué par le commissariat de Millau. « On ne communique plus sur cette affaire », nous a fait savoir jeudi 22 avril ledit commissariat.
« On a été très choqué de découvrir ça, raconte Camille Valabrègue, tête de la liste politique visée qui a finalement obtenu 8 % des suffrages, finissant à la quatrième place le soir du premier tour. La liste n’a rien à voir avec ces manifestations. Bien sûr, on n’a pas découvert qu’on était connus des renseignements généraux mais le fait qu’ils mettent ainsi la liste en avant, et qu’ils parlent d’ultra-gauche, ça fait vraiment répression politique... Et quand on lit le PV, à part les quelques lignes sur le côté qui donnent le motif, on a l’impression qu’on nous reproche surtout nos idées politiques. » Pour Benoît Sanchez-Mateo, lui aussi « connu des services », ce « fichage » relève d’une « grosse dérive de la police ».
Une dérive aggravée par le fait que la police millavoise a utilisé les images de vidéosurveillance de la ville, qui lui ont permis de délivrer ces « amendes sans contact ». Connue dès le mois de juin 2020, cette facette du dossier (documentée dans cet article dans Numerama) avait été assumée lors d’une rencontre mi-juin entre une délégation des personnes verbalisées, le sous-préfet et le commissaire, ce dernier reconnaissant l’usage des images extraites des caméras de vidéosurveillance, tout en minimisant l’importance de ce recours.
Pourtant, l’objet du PV du 13 mai est bien « l’exploitation de la vidéoprotection » dont les données ont été obtenues sur réquisition. « On a utilisé la vidéo pour surveiller les citoyens et museler l’opposition politique », s’indigne Benoit Sanchez-Mateo. « On n’est pas les premiers, depuis les gilets jaunes, à être condamnés pour avoir participé à des manifs. Mais un tel usage de la vidéo semble, lui, assez nouveau. Il ne faut pas laisser cela s’installer », s’alarme Camille Valabrègue.
« Une procédure est en cours et je ne commenterai pas l’utilisation qui a été faite de ces données extraites avec une réquisition à laquelle nous ne pouvions nous opposer, précise Christophe Saint-Pierre, maire (centre-droit) de Millau à l’époque des faits, joint par Mediapart. En revanche, je rappelle simplement que ce n’est pas à cette fin que les caméras ont été mises en place dans la ville. »
Au moment où les amendes arrivaient dans les boîtes aux lettres, le 13 juin 2020, le Conseil d’État suspendait le décret du 31 mai 2020 interdisant, en raison de la « situation sanitaire », les manifestations de plus de dix personnes sur la voie publique. Le 4 mai, les « amendés de Millau » et leurs avocats entendent donc bien obtenir la relaxe. « On va faire un procès politique, défendre des militants qui sont poursuivis pour leur opinion par une police politique et demander au juge de remettre l’état de droit au milieu de la police millavoise », prévient Julien Brel pour qui « un tel fichage, s’appuyant qui plus est sur une procédure totalement bancale, est inacceptable ».
« Ils “délinquantisent” l’activité politique et criminalisent les manifestations. L’audience a été délocalisée de Millau à Rodez, sûrement pour éviter les troubles, mais on espère qu’il y aura quand même des soutiens… », lâche Christian Roqueirol. Lors de la manifestation du 22 mai, cet historique du mouvement du Larzac avait écrit de ses mains (bien lavées) sur une pancarte : « Plus d’infirmières, moins de militaires ».
https://www.mediapart.fr/journal/france/260421/millau-les-militants-verbalises-etaient-bien-fiches?at_medium=custom7&at_campaign=1046
A Millau, les militants verbalisés étaient bien fichés
26 avril 2021 Par Emmanuel Riondé
Le 4 mai, vingt personnes passeront au tribunal de police de Rodez à la suite de contestations d’amendes reçues après des manifestations post-confinement à Millau en mai 2020. Au cœur du dossier : le fichage politique et l’usage de la vidéosurveillance par la police.
Millau (Aveyron).– Non seulement les activistes de Millau sont de « l’ultra-gauche » mais en plus ils et elles ne se lavent pas les mains. La preuve par les caméras. Ces éléments font partie de l’ahurissant dossier de procédure des « amendés de Millau » dont vingt sont convoqués le 4 mai prochain devant le tribunal de police de Rodez.
L’histoire remonte à mai 2020. Le 12, au lendemain du déconfinement, dans la sous-préfecture de l’Aveyron, se tient une manifestation à l’appel de la convergence des luttes millavoise. « On sortait du confinement, on voulait critiquer la manière dont la pandémie était gérée et mettre l’accent sur les conséquences de l’affaiblissement de l’hôpital. On voulait aussi réfléchir au “monde d’après”, il y avait une envie de s’exprimer et de le faire en respectant les gestes barrières et avec le masque, pas obligatoire à l’époque… », résume Christian Roqueirol, paysan syndicaliste à la Confédération paysanne. Entre « 130 et 150 personnes » se retrouvent dans la rue ce jour-là.
Dix jours plus tard, rebelote, en déambulation dans le marché du vendredi. Cette fois, les contestataires se constituent en petits groupes distincts, avant de se retrouver à une quarantaine, sur la place du Mandarous. Ce 22 mai, comme pour le 12, les manifestations n’ont pas été déclarées mais aucun contact n’a lieu avec la police, présente, et aucune prise d’identité ni interpellation n’est réalisée.
Pourtant, à partir de début juin, et en ordre dispersé, environ quarante-cinq personnes vont recevoir des amendes liées à ces manifestations. Des amendes de 135 euros, de quatrième classe, c’est-à-dire d’une faible gravité, pour « rassemblement interdit sur la voie publique dans une circonscription territoriale où l’état d’urgence sanitaire est déclaré ». Certains (une vingtaine) préfèrent payer. D’autres contestent.
Un officier zélé du ministère public, estimant que « les infractions sont dûment caractérisées », choisit de ne pas donner suite à ces contestations. Une entrave à la procédure (normalement les contestations annulent les demandes jusqu’à un passage au tribunal) qui a entraîné des majorations. À ce jour, au moins cinq personnes ont déjà subi des saisies sur leur compte bancaire.
Manifestation pour les liberrtés à Millau le 13 mars 2021.
C’est donc au bout d’un an, et après une requête en incident contentieux déposé le 8 février dernier par Julien Brel – l’un des avocats du groupe avec Benjamin Francos et Sébastien Delorge, du barreau de Toulouse –, que la première convocation au tribunal de police advient enfin pour vingt des « amendés de Millau ». Ces derniers, en vue de cette audience du 4 mai, ont pu prendre connaissance récemment du dossier de procédure, que Mediapart a aussi pu consulter.
Le procès-verbal établi le 13 mai détaille ce qui s’est passé la veille dans les rues de Millau entre 19 h 34 et 21 h 04. Un modèle de crise de panique hygiéniste administrative : à près de trente reprises, sur cinq petites pages, est mentionné tout ou partie du fait que « les gestes barrières ne sont pas respectés », que X et Y « ne se sont pas lavé les mains lors du passage de micro qui lui non plus n’a pas été désinfecté » ou qu’untel « tient dans ses mains non gantées le micro ». Bref, « plus aucune distanciation n’est tenue », s’effondre le scribe.
Mais le plus préoccupant est ailleurs, dans le PV dressé le soir même de la manifestation par le commandant de police. Le ton est donné dès la première page : il est fait état de « l’appel à manifester de l’ultra-gauche au niveau de place du Mandarous ». Suit une liste de trente personnes dont le pedigree politique, militant et activiste, est renseigné. Ainsi, vingt-cinq sont « connus de notre service pour être dans de nombreuses manifestations » note le commandant. Parmi ces derniers, neuf sont également connus pour « être sur la liste ALTERNATIVE ÉCOLOGIQUE ET ANTICAPITALISTE lors des élections municipales du 15 mars ». Une liste figurant intégralement en annexe d’un autre PV daté du 15 mai.
Bien plus qu’un simple copié-collé mécanique, le niveau de renseignement s’avère assez fin, jusqu’à estimer le degré d’implication dans le mouvement social de chacune et chacun : ainsi deux personnes sont-elles « connues de notre service pour être dans quelques manifestations » (à différencier donc de celles assistant à de « nombreuses » manifestations) ; une autre a « assisté à des réunions sur les incivilités dans notre ville » ; une autre est « venue à notre service pour voir son mari placé en garde à vue (suit la date précise de cette visite, quelques mois auparavant) ».
Sont retracés ainsi sans plus de précaution les fruits du travail de renseignement politique effectué par le commissariat de Millau. « On ne communique plus sur cette affaire », nous a fait savoir jeudi 22 avril ledit commissariat.
« On a été très choqué de découvrir ça, raconte Camille Valabrègue, tête de la liste politique visée qui a finalement obtenu 8 % des suffrages, finissant à la quatrième place le soir du premier tour. La liste n’a rien à voir avec ces manifestations. Bien sûr, on n’a pas découvert qu’on était connus des renseignements généraux mais le fait qu’ils mettent ainsi la liste en avant, et qu’ils parlent d’ultra-gauche, ça fait vraiment répression politique... Et quand on lit le PV, à part les quelques lignes sur le côté qui donnent le motif, on a l’impression qu’on nous reproche surtout nos idées politiques. » Pour Benoît Sanchez-Mateo, lui aussi « connu des services », ce « fichage » relève d’une « grosse dérive de la police ».
Une dérive aggravée par le fait que la police millavoise a utilisé les images de vidéosurveillance de la ville, qui lui ont permis de délivrer ces « amendes sans contact ». Connue dès le mois de juin 2020, cette facette du dossier (documentée dans cet article dans Numerama) avait été assumée lors d’une rencontre mi-juin entre une délégation des personnes verbalisées, le sous-préfet et le commissaire, ce dernier reconnaissant l’usage des images extraites des caméras de vidéosurveillance, tout en minimisant l’importance de ce recours.
Pourtant, l’objet du PV du 13 mai est bien « l’exploitation de la vidéoprotection » dont les données ont été obtenues sur réquisition. « On a utilisé la vidéo pour surveiller les citoyens et museler l’opposition politique », s’indigne Benoit Sanchez-Mateo. « On n’est pas les premiers, depuis les gilets jaunes, à être condamnés pour avoir participé à des manifs. Mais un tel usage de la vidéo semble, lui, assez nouveau. Il ne faut pas laisser cela s’installer », s’alarme Camille Valabrègue.
« Une procédure est en cours et je ne commenterai pas l’utilisation qui a été faite de ces données extraites avec une réquisition à laquelle nous ne pouvions nous opposer, précise Christophe Saint-Pierre, maire (centre-droit) de Millau à l’époque des faits, joint par Mediapart. En revanche, je rappelle simplement que ce n’est pas à cette fin que les caméras ont été mises en place dans la ville. »
Au moment où les amendes arrivaient dans les boîtes aux lettres, le 13 juin 2020, le Conseil d’État suspendait le décret du 31 mai 2020 interdisant, en raison de la « situation sanitaire », les manifestations de plus de dix personnes sur la voie publique. Le 4 mai, les « amendés de Millau » et leurs avocats entendent donc bien obtenir la relaxe. « On va faire un procès politique, défendre des militants qui sont poursuivis pour leur opinion par une police politique et demander au juge de remettre l’état de droit au milieu de la police millavoise », prévient Julien Brel pour qui « un tel fichage, s’appuyant qui plus est sur une procédure totalement bancale, est inacceptable ».
« Ils “délinquantisent” l’activité politique et criminalisent les manifestations. L’audience a été délocalisée de Millau à Rodez, sûrement pour éviter les troubles, mais on espère qu’il y aura quand même des soutiens… », lâche Christian Roqueirol. Lors de la manifestation du 22 mai, cet historique du mouvement du Larzac avait écrit de ses mains (bien lavées) sur une pancarte : « Plus d’infirmières, moins de militaires ».
https://www.mediapart.fr/journal/france/260421/millau-les-militants-verbalises-etaient-bien-fiches?at_medium=custom7&at_campaign=1046
K1000- Messages : 336
Date d'inscription : 08/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
Bonsoir. La réunion d'information des travaux de la passerelle vient de se terminer. 20 mai 2021 a 18h30, en visioconférence.
le maire a fait une annonce :
le débat videoverbalisation et videosurveillance. lancement à l'été 2021 sur les sorties de villes et zones sensibles.
reste à savoir ce que sont les zones sensibles...et si les habitants pourront évoquer celles qu'ils jugent sensibles.
le maire a fait une annonce :
le débat videoverbalisation et videosurveillance. lancement à l'été 2021 sur les sorties de villes et zones sensibles.
reste à savoir ce que sont les zones sensibles...et si les habitants pourront évoquer celles qu'ils jugent sensibles.
Mona- Messages : 107
Date d'inscription : 02/01/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
vidéoverbalisation, vidéosurveillance : lancement à l'été 2021. Du débat ou de l'installation des caméras ? C'est dans 1 mois, l'été ... Que ce soit l'un ou l'autre, c'est toujours plus facile de forcer le passage, en été ...
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/08/tout-ce-qui-a-ete-vote-pendant-vos-vacances-d-ete-ou-presque_4994747_4355770.html
https://www.planet.fr/politique-quelles-lois-ont-ete-votees-pendant-vos-vacances.921520.29334.html
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/08/tout-ce-qui-a-ete-vote-pendant-vos-vacances-d-ete-ou-presque_4994747_4355770.html
https://www.planet.fr/politique-quelles-lois-ont-ete-votees-pendant-vos-vacances.921520.29334.html
erwann- Messages : 93
Date d'inscription : 12/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
pour ceux qui veulent lire.
je n'ai pas encore lu
À quoi sert la vidéosurveillance de l’espace public ?
Le cas français d’une petite ville « exemplaire »
Laurent Mucchielli
Dans Déviance et Société 2016/1 (Vol. 40), pages 25 à 50
https://www.cairn.info/revue-deviance-et-societe-2016-1-page-25.htm?fbclid=IwAR2XJcbkw3JnS3tdmWCsS1Hg2ie1WZZFD6-wuyEdn46aDqXXEstGsF7TZbg
je n'ai pas encore lu
À quoi sert la vidéosurveillance de l’espace public ?
Le cas français d’une petite ville « exemplaire »
Laurent Mucchielli
Dans Déviance et Société 2016/1 (Vol. 40), pages 25 à 50
https://www.cairn.info/revue-deviance-et-societe-2016-1-page-25.htm?fbclid=IwAR2XJcbkw3JnS3tdmWCsS1Hg2ie1WZZFD6-wuyEdn46aDqXXEstGsF7TZbg
K1000- Messages : 336
Date d'inscription : 08/03/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
et merci aux data center qui fleurissent en seine-st-denis et qui sont ultra énergivores
https://www.linfodurable.fr/technomedias/en-ile-de-france-lessor-energivore-des-data-centers-fait-grincer-des-dents-28109
https://www.linfodurable.fr/technomedias/en-ile-de-france-lessor-energivore-des-data-centers-fait-grincer-des-dents-28109
Mouss- Messages : 359
Date d'inscription : 02/01/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
sinon, ça bosse dur pour les JO (et avant cela, pour la coupe du monde de rugby de 2023 a St Denis)
voir le sujet de ce forum https://vigie-citoyenne-isd.forumactif.com/t187-village-jo-ultra-securise
voir le sujet de ce forum https://vigie-citoyenne-isd.forumactif.com/t187-village-jo-ultra-securise
Mouss- Messages : 359
Date d'inscription : 02/01/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
dans sa vidéo de rentrée, le maire annonce la concertation "dans les prochaines semaines"
Zboub- Messages : 45
Date d'inscription : 05/09/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
je vous propose une carte participative.
Avant que la mairie nous expose le plan qu'ils ont prévu, selon leurs critères (et ceux de la police)
Peut-être que c'est à chaque habitant de réfléchir à son expérience des rues et places... là ou il se sent en insécurité etc...
Et vous ? ou voudriez vous voir des caméras de surveillance de l'espace public ?
indiquez le sur la carte !
en rouge, les caméras que la ville a déjà posé sans concertation
en bleu, les caméras privatives (maison, commerce, immeubles) qui filment la rue (et dont les images peuvent être demandées par la police / pas par la ville)
en vert, les caméras que les habitants aimeraient bien
https://framacarte.org/fr/map/anonymous-edit/108867:0nYE5ruXxKdil9N9c1DjzochDgs
Avant que la mairie nous expose le plan qu'ils ont prévu, selon leurs critères (et ceux de la police)
Peut-être que c'est à chaque habitant de réfléchir à son expérience des rues et places... là ou il se sent en insécurité etc...
Et vous ? ou voudriez vous voir des caméras de surveillance de l'espace public ?
indiquez le sur la carte !
en rouge, les caméras que la ville a déjà posé sans concertation
en bleu, les caméras privatives (maison, commerce, immeubles) qui filment la rue (et dont les images peuvent être demandées par la police / pas par la ville)
en vert, les caméras que les habitants aimeraient bien
https://framacarte.org/fr/map/anonymous-edit/108867:0nYE5ruXxKdil9N9c1DjzochDgs
Zboub- Messages : 45
Date d'inscription : 05/09/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
conseil municipal 29 septembre
et voici l'élément de réponse... le plan est fait !
-présentation de l'étude sur l'opportunité de la mise en place de la video protection. calendrier de la consultation publique.
https://youtu.be/hCuXtKefEVw?start=1972&end=14470
concertation sera faite par sawadogo. la majorité municipale s'est engagée a faire une consultation citoyenne aupres de l'ensemble des habitants sur ce sujet.
1er étude de l'UT réalisée en juin 2017. pour le nombre et le pourquoi des implantations
sept 2020 : 2nd rapport
nov 2020 : étude de faisabilité avec le prestataire
janv 2020. le presta a transmis le rapport
en octobre 2020 : on effectue la concertation
c plaine co qui gere l'ensemble du réseau informatique
l'étude comprend installation video et centre de supervision.
code de la sécurité intérieure.
sur les 9 villes, on est la seule a ne pas avoir de video ou police municipale (villetaneuse n'a pas de police municipale mais des caméras)
objectifs d'impact : tout d'abord la dissuasion (peur d'être identifiés).
sur les interventions (police et secours). les infos obtenues facilitent l'intervention
élucidation (info sur les actes commis, la police exploite les images pr élucider les affaires)
tranquilisation : sentiment de sécurité, les usagers se réaproprient les espaces publics
sur quartier sud : 7 cam. sur axe de M.Paul, ile des vannes, rue rosa parks, pl moulin de cage,
centre : 1cam pour bouxin, une au 11 jaures, au 2 méchin, place mitterand, pl libération, angle jaurès/méchin, méchin coté vlg
nord : college, rue de la republique, cimetière, stade, sortie de ville pont d'épinay
investissement : 17 caméras : total estimé a 388 000euros. 58 000€ aménagement site municipaux et point haut radio. 162 000€ raccordement réseaux des cam au site 168 000 fourniture, pose, raccordement des cam
CSU : 25 et 30 000€ et maintenance 11 000€ (par an?)
sub : la région, l'état (FIPD)
1er proposition de tranches municipales : installation de 9 caméras (qui sera enrichie par les propositions d'habitants)
4 cam au centre, (3 sur méchin, 1 pont de VLG), 1 stade, 1 college, 1 pont epinay, 2 ponts marcel paul.
252000€ sub 164 000€. soit 41 000€ pour la ville (csu et maintenance intégrée)
déployer 2 cam mobile sur site a risques (circulation routiere et dépot sauvages)
prochaine étude pour la phase 2 et 3 de eqf : les parcs et berges, espace nautique, le
un comité d'étique et une charte de déontologie pourra éventuellement etre effectuée. pour donner une garantie a nos citoyens du fonctionnement.
une lettre de consultation citoyenne sera présentée aux riverains : (coupure de la vidéo !!! )
-reprise le maire : les cam permettront de faire de la verbalisation également
pour lem aire, c un outil pour améliorer le cadre de vie et la prévention-élucidation-accompagnement des habitants et je veux pas qu'on rentre dans un débat idéologique ou théorique. est ce que cet outil est pertinent ou pas, quelle ampleur etc...
c'est ca qu'on a deja travaillé avec le BM.
le maire réaffirme qu'il est pour la vidéoprotection.
et ce qui est important c'est rendre isd apaisée et tranquillisée.
et voici l'élément de réponse... le plan est fait !
-présentation de l'étude sur l'opportunité de la mise en place de la video protection. calendrier de la consultation publique.
https://youtu.be/hCuXtKefEVw?start=1972&end=14470
concertation sera faite par sawadogo. la majorité municipale s'est engagée a faire une consultation citoyenne aupres de l'ensemble des habitants sur ce sujet.
1er étude de l'UT réalisée en juin 2017. pour le nombre et le pourquoi des implantations
sept 2020 : 2nd rapport
nov 2020 : étude de faisabilité avec le prestataire
janv 2020. le presta a transmis le rapport
en octobre 2020 : on effectue la concertation
c plaine co qui gere l'ensemble du réseau informatique
l'étude comprend installation video et centre de supervision.
code de la sécurité intérieure.
sur les 9 villes, on est la seule a ne pas avoir de video ou police municipale (villetaneuse n'a pas de police municipale mais des caméras)
objectifs d'impact : tout d'abord la dissuasion (peur d'être identifiés).
sur les interventions (police et secours). les infos obtenues facilitent l'intervention
élucidation (info sur les actes commis, la police exploite les images pr élucider les affaires)
tranquilisation : sentiment de sécurité, les usagers se réaproprient les espaces publics
sur quartier sud : 7 cam. sur axe de M.Paul, ile des vannes, rue rosa parks, pl moulin de cage,
centre : 1cam pour bouxin, une au 11 jaures, au 2 méchin, place mitterand, pl libération, angle jaurès/méchin, méchin coté vlg
nord : college, rue de la republique, cimetière, stade, sortie de ville pont d'épinay
investissement : 17 caméras : total estimé a 388 000euros. 58 000€ aménagement site municipaux et point haut radio. 162 000€ raccordement réseaux des cam au site 168 000 fourniture, pose, raccordement des cam
CSU : 25 et 30 000€ et maintenance 11 000€ (par an?)
sub : la région, l'état (FIPD)
1er proposition de tranches municipales : installation de 9 caméras (qui sera enrichie par les propositions d'habitants)
4 cam au centre, (3 sur méchin, 1 pont de VLG), 1 stade, 1 college, 1 pont epinay, 2 ponts marcel paul.
252000€ sub 164 000€. soit 41 000€ pour la ville (csu et maintenance intégrée)
déployer 2 cam mobile sur site a risques (circulation routiere et dépot sauvages)
prochaine étude pour la phase 2 et 3 de eqf : les parcs et berges, espace nautique, le
un comité d'étique et une charte de déontologie pourra éventuellement etre effectuée. pour donner une garantie a nos citoyens du fonctionnement.
une lettre de consultation citoyenne sera présentée aux riverains : (coupure de la vidéo !!! )
-reprise le maire : les cam permettront de faire de la verbalisation également
pour lem aire, c un outil pour améliorer le cadre de vie et la prévention-élucidation-accompagnement des habitants et je veux pas qu'on rentre dans un débat idéologique ou théorique. est ce que cet outil est pertinent ou pas, quelle ampleur etc...
c'est ca qu'on a deja travaillé avec le BM.
le maire réaffirme qu'il est pour la vidéoprotection.
et ce qui est important c'est rendre isd apaisée et tranquillisée.
Mouss- Messages : 359
Date d'inscription : 02/01/2021
Re: vidéosurveillance dans la rue
Page 23 du dernier "notre île", le sujet est sur le tapis, et ça risque de passer en force, com' d'hab ! vont pas se gêner !! un simple début de réflexion sur le pourquoi des nuisances sur lesquelles s'appuient les promoteurs de la vidéo surveillance ? vidéo répression ? Vidéo verbalisation ? rien! Mais une action: le bâton. font genre on consulte, mais le truc est plié ! avec la 5G qui se répand, c'est du gâteau pour surveiller les faits et gestes de chacun e s !! vont aussi compter mes bières ??
carabosse- Messages : 39
Date d'inscription : 11/06/2021
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